
France
Compagnie
A corps d'émoi
Compagnie Yeraz
1er Prix
Compagnie Tiwissa
3ème Prix
2ème Prix

Le spectacle I-care est basé sur le mythe d’Icare, jeune homme fougueux, qui, pour toucher le soleil, se brûle les ailes. Il s’envole de labyrinthe dans lequel il est enfermé avec son père Décale et vole toujours plus haut :
ses ailes de cire fondent et, à cause de son insouciance, il tombe dans la mer…
Le titre de ce spectacle orthographié I-care évoque aussi l’anglais I care qui veut dire « je prends soin, je fais attention ». Cette création a été écrite pour la ligue contre le cancer à l’occasion du 10ème anniversaire de la prévention contre les dangers du soleil. I-care est un message artistique visant à rappeler que le soleil est attirant mais il constitue une menace : la figure d’I-care représente cette insouciance et cette illusion d’être invincible.

Kino est un hommage à Pina Bausch. Il révèle la force tragique des corps, les console. Ici aussi le couple, les personnages, interfèrent ; et de la scène se dégage l’émotion intense de la solitude. Ce spectacle fait également référence
au kino – Pravda russe, à ce cinéma d’une vérité qui se mesure à l’aune de l’amour et de la haine, du sacrifice et du désir… Selon l’art de séduire, le kino est un contact physique destiné à établir une meilleure connexion entre deux personnes. Il est un geste, un toucher, un rapport instantané.
Tous les kinos semblent évoquer le rapport amoureux à travers le périscope qu’est le langage corporel. Tous semblent évoquer le désir de l’autre, assimilant l’enjeu de la conservation de soi, de la non -désintégration, de la non- dépersonnalisation au sein d’une entité, par définition fusionnelle. Notre Kino n’échappera pas à la règle

Silvere Malanda est un chorégraphe autodidacte qui s’est formé dans le tas. Sa danse est nourrie par ses rencontres avec des chorégraphes tels que : Georges Momboye, Lebeau Boumpoutou, Joseph Aka,
Abdou Ngom, Merlin Nyakam, Annie Legros, crysogonne diangouaya, et des ballets du congo brazzaville tels que : les Tambours de Brazza, Le ballet Diapason,ballet look, le ballet Fifi… Sa danse est un théâtre à l’écoute de sa mémoire d’enfant soldate et le solo « Ndjila » qui veut dire parcours, chemin, itinéraire avec différentes étapes en langue Lari parlée au Congo – Brazzaville dans la région du Pool plus précisément, le chorégraphe et interprète Silvere Malanda, fait de son corps le seul noyau autour duquel se révèle un récit riche.